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Mardi 20 décembre 2016

National. Concarneau - Avranches, mercredi (19 h). Romain Cabon a vécu la montée avec Avranches et Concarneau. Le défenseur est le mieux placé pour comparer les deux clubs.

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Romain Cabon (à droite) estime qu’aujourd’hui il serait indécent pour l’USC de s’afficher comme un prétendant à la L2. Photo : René Riou


Romain, c'est toujours assez particulier de rejouer contre son ancien club. Ressentez-vous une pression particulière ?

C'est important quand on y a passé cinq saisons comme ce fut mon cas, et qu'on a vécu des moments importants avec une montée en National, et l'évolution du club vers un fonctionnement semi-professionnel. Je vais retrouver des joueurs que j'apprécie. On continue à échanger quelques petits messages, et ça fait surtout plaisir de se recroiser à un niveau qui n'était pas forcément programmé. Sinon, l'équipe a aussi beaucoup bougé depuis mon arrivée en 2010, avec trois entraîneurs successifs. Il y a eu une évolution logique dans le club.

Avranches, est-il un club qui a gagné en maturité ?

Même si Avranches est une petite ville, son équipe a un fonctionnement professionnel. Certains sont partis au-dessus avec des projets intéressants comme Créhin (Amiens), Baretto (Orléans), Bonnenfant (Boulogne), Keïta (Brest) et ont laissé la place à des éléments de qualité. Je ne connais pas les ambitions réelles des dirigeants, mais ce sont des compétiteurs et ils tirent vers le haut.

Les Manchois étaient en août à Saint-Yvi. Comment les aviez-vous trouvés ?

Le coach avait présenté deux équipes, et en préparation c'est toujours difficile à juger. Il y avait quand même de la qualité devant et techniquement c'était déjà très fort. Derrière, ça reste costaud avec Derrien et Le Joncour, prêté par Caen. Je pensais qu'ils auraient été plus haut que ça à la trêve, après leur super-départ et six matches sans défaite.

À Concarneau, après avoir entendu parler exclusivement de maintien, aujourd'hui la L2 ne semble pas une perspective que les responsables écartent. Comment le vestiaire vit ça ?

L'insouciance dans le groupe fait qu'on réalise de belles choses. Dès l'instant où on va faire preuve d'une certaine suffisance, on sera vite rattrapés par la patrouille. Actuellement, ce serait indécent de notre part de se positionner comme des candidats à l'accession, sous prétexte qu'on a fait une belle poule aller. On n'était absolument pas attendu et on a su en profiter. On va sûrement être vu différemment et reste à savoir comment on pourra réagir face à des adversaires super-regroupés. À Bastia, on a voulu jouer, on a pris trois contres et on s'est fait avoir. On en reparlera dans trois mois.

Qu'est-ce qu'on peut attendre de l'USC pour la suite du championnat ?

On n'a aucune pression comme les équipes à très gros budgets. Il faut avancer tête baissée et sans trop se poser de questions. Si en août on nous avait prédit qu'on serait devant avec Boulogne, on aurait ouvert de grands yeux. La trêve arrive à point nommé. Tout le monde attend les vacances, mais il faut le faire en gagnant. Espérons que ce sera le cas mercredi. Offrons ça à nos supporters parmi les plus assidus du National.

Recueilli par André Lancien